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Nul ne sert d'être vu pour être là, nul ne sert d'être vu pour être remarquable.

Dernière mise à jour : 6 juil.

Cette phrase m'est venue au pied d'un grand hêtre de la forêt de Brocéliande, on parle de communication intuitive.





De retour d'une semaine de retraite en forêt de Brocéliande. Forte et intense cette semaine m'a appris et m'a changé. Je partage ici quelques éléments de mes compréhensions.

(La photo présentée ici ne correspond pas à l'arbre évoqué, mais il s'agit bien d'un arbre remarquable de Brocéliande : Le grand Chêne de Hindrés.)


"La communication intuitive est le fruit de l'écoute de nos sens, en confiance et à l'écoute du grand tout qui nous entoure."


A l'écoute de nos sens.


Cette phrase m'apparaît après trois ou quatre jours de re-sensibilisation, au sens propre du terme. Plusieurs jours de travail sur nos cinq sens, à marches lentes en sous bois, pour recontacter notre acuité visuelle (celle qui permet de vraiment voir et de ne pas "balayer du regard" comme nous le faisons habituellement), notre acuité auditive qui nous permet de prendre conscience des différents plans de sons (les très proches, les aigus, les lointains, les légers, puis qui nous permet de les isoler les uns des autres....), notre acuité olfactive (sans doute la moins entraînée), notre acuité du touché (elle nous permet de ressentir le vent sur le visage et les bras, les frottements des tissus sur la peau), elle relie notre intérieur avec l'extérieur, et enfin le goût que nous avons étudié en mâchant et en mangeant lentement.


On parle probablement de l’acuité sensitive. Il ne s'agit que de nous re-écouter. Travailler ses sens est une attention au milieu qui nous entoure, une attention extérieure donc, mais elle passe par une prise d'informations internes, par nos propres capteurs. Entraîner notre acuité sensitive nous permet donc une meilleure interaction avec l'extérieur tout en stimulant notre relation à nous même. Porter l'attention sur notre milieu environnant, vivant, est donc aussi une attention que l'on s'accorde. On pourrait poursuivre cette logique avec l'idée qu'accorder de l'attention à l'autre peut développer notre amour propre...


"C'est le trop plein d'amour pour moi qui alimente mon amour pour autrui". Sœur Emmanuelle dans une interview avec Michel Drucker.

Sœur Emmanuelle était incontestablement un être remarquable. Elle explique qu'elle déborde d'amour pour elle, ce qui lui donne la force de produire tant d'amour pour autrui. Elle décline à l'ultime cette idée d'être à l'écoute de soi pour vivre une meilleur relation à l'autre.