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Prendre le large

Prendre le large, c'est faire avec les moyens du bord.

Une contrainte que l'on oublie souvent à terre.






Amarres larguées, il faudra maintenant faire avec les moyens du bord. Choisir sa route, pallier aux imprévus, gérer ses forces et faiblesses, prendre soin de soi, de notre équipage et de notre embarcation.



Connaître ses moyens


"Pour faire avec les moyens du bord, il faut déjà les connaître".

En mer, quels sont les moyens du bord ? Ils sont ceux que l'on a embarqué! Il y a déjà ce qui concerne le bateau lui-même: le matériel de rechange, de réparation, les outils; ce qui concerne l'équipage, les co-équipiers (ères), leur avitaillement, leur confort (vêtements, équipement pour se reposer), leur "entretien" (médical), et puis il y a les moyens d'être en relation avec l'extérieur du bateau (les éléments naturels, l'adversité, la terre et les équipes de soutien et de communication) : l'accès aux informations météo, l'envoie d'images et de récits, la possibilité de faire appel à une assistance extérieure si besoin. Mais pour autant que nous puissions bénéficier d'une aide extérieure (à distance), il n'en reste pas moins que quand l'imprévu survient, c'est avec les moyens du bord que l'on doit réagir et gérer le présent, ici et maintenant.

Petite parenthèse sur ici et maintenant et son lien avec la performance: on pourrait faire un parallèle entre le bateau et la nécessité de gérer l'imprévu avec les moyens du bord, et la performance elle-même. Elle (la performance) est comme le bateau en mer, elle dépend de la bonne préparation, de l'expérience vécue (qui permet de réagir en bonne utilisation de notre "catalogue personnel") et de la nécessité d'être bien là!



La performance se vit là


La performance se vit là... Souvent, la projection du compétiteur vers son objectif l'extrait en quelque sorte de sa meilleure possibilité de performance. La performance est comme le temps, elle est un peu "translative", certes elle sera mesurée sur un résultat, mais la performance est de chaque seconde, avec les moyens du bord. La présence étant la première condition à une bonne utilisation des moyens du bord, elle-même étant le premier d'entre eux". Cela ne veut pas dire que l'objectif est "gênant", il sert à construire, à s'organiser, mais une fois établi, une fois en place, qu'il y reste ! :)

"L'humain, part vive des moyens du bord."

La préparation matérielle est facile à comprendre. Ce qui nous intéresse tout de même dans cette partie là, est la part donnée, par l'expérience, à la créativité dans la gestion de crise ou simplement la gestion de l'imprévu à bord.

Il sera impossible et même contre performant de songer pallier à toutes les situations après le simple changement de pièce par pièce, forcément les situations rencontrées seront toujours nouvelles. En revanche, l'expérience nous montre que certains matériaux de rechange seront "multifonctions", on pourrait dire que certaines pièces de rechanges ont un "spectre large".

Dans la gestion de l'imprévu, l'image de nos moyens à disposition apparaît précisément à notre esprit afin que celui-ci laisse libre-cours à son agilité pour combiner, associer et enfin résoudre l'équation qui se pose à lui. Il est donc particulièrement important que l'équipage connaisse "sur les doigts de la main" ce dont il dispose et où trouver le matériel choisi.


L'utilisation des moyens du bord est la mise en action de l'équipage. L'humain encore et toujours engage l'action. L'équipage lui-même fait partie des "moyens du bord". Il en est la part vive. Connaître chacun, chacune, comment sont-ils, leurs états de fatigue, de stress? peut-on s'appuyer sur eux face à cette équation à résoudre? Comment réagissent ils au stress et quelle est leur qualité de présence? Connaître et sentir.

La connaissance des hommes et femmes qui constituent l'équipage compte pour le skipper bien-sûr, mais la connaissance mutuelle entre chacun est le ciment du calme et de la sérénité qui englobera la gestion de situation. Ce liant ou cette connexion entre les êtres du bord permettra d'exploiter nos fameux "moyens du bord" de la meilleure des façons, avec créativité et efficience.

Quand on s'embarque, s'avoir que l'on ne peut compter que sur les moyens du bord, cette conscience de notre interdépendance est aussi une particularité que l'on a tendance à oublier à terre. Pourtant l'interdépendance existe aussi à terre. Elle engendre une approche respectueuse de ses partenaires. Nous sommes différents, chacun son histoire, mais nous sommes interdépendants. Mon chemin croise le tien, je respecte qui tu es, nous pouvons compter l'un sur l'autre. Nous sommes différents, particuliers, nos différences font la force de notre équipage pour résoudre chacune des équations de l'imprévu qui se présenteront à nous. Je compte sur toi, tu peux compter sur moi.

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